12 bonnes résolutions écologiques pour 2021

Chaque année, vous n’arrivez pas à vous empêcher, même si vous avez juré de ne jamais recommencer : vous sortez votre liste de bonnes résolutions. Et dès le 15 janvier, vous abandonnez ! Et si cette année, vous vous concentriez sur votre impact écologique ?

Cette année marque le début d’une nouvelle décennie, c’est donc l’occasion rêvée de mettre les petits plats dans les grands non ? Mais plutôt que de raisonner en bonnes résolutions, si on se lançait des défis ?

Commençons par un peu de vocabulaire si vous le voulez bien. Une résolution, c’est une décision ferme, une volonté de trouver une solution ou de résoudre un problème. Quand on se lance un défi, on est davantage dans l’idée de se mesurer à quelque chose ou à quelqu’un. Vous voyez la différence ? Prenons l’exemple du plastique par exemple. Une bonne résolution serait de supprimer totalement le plastique de votre quotidien, le défi inciterait davantage à le diminuer, à progresser dans cette voie. Plus facile à tenir, vous ne trouvez pas ?

L’une de mes collègues et amies que j’aime beaucoup s’est lancée toute une série de défis en 2020 pour tendre à améliorer sa consommation et celle de sa famille. J’ai adoré l’idée et clairement, cet article est complètement inspiré de son expérience, largement réussie. Alors, merci Cécile !

12 défis, répartis en 4 thématiques différentes : stop au plastique !, une alimentation plus durable, mieux gérer ses déchets et réaliser des économies d’énergie.

Stop au plastique !

En janvier, on utilise (enfin) ses sacs réutilisables

stop aux sacs plastique

En France, les sacs plastique à usage unique sont interdits en caisse depuis l’été 2016. C’est une avancée intéressante, on ne va pas se mentir puisqu’elle a fait baisser drastiquement le nombre de sacs dans la nature. Mais les alternatives proposées contiennent encore souvent du plastique avec l’impact de fabrication qui va avec.

Et puis bien souvent, vous finissez par racheter un nouveau sac en caisse parce que vous avez encore oublié de prendre celui que vous aviez acheté la semaine dernière. Et au final, vous vous retrouvez avec une quantité dingue de sacs à la maison.

Prenez donc une heure de votre temps libre pour les regrouper tous : les cabas en plastique, les tote-bags en coton et même pourquoi pas les sachets en papier kraft en bon état. Vous les avez tous ? Maintenant, dispersez-les dans des endroits stratégiques : un tote-bag plié dans votre sac à main ou dans votre pochette, un autre dans votre mallette de travail, des cabas dans le coffre de votre voiture, de votre scooter ou dans le panier de votre vélo, etc… Cela devrait vous permettre de ne plus jamais être pris.e au dépourvu !

En février, on évite les bouteilles et les gobelets plastiques

gourdes

Pour beaucoup de français, c’est déjà une affaire qui roule et c’est super ! Si ce n’est pas encore le cas chez vous, il est temps d’y réfléchir.

Parlons du coût caché des bouteilles plastiques : celui de sa fabrication. Une bouteille, c’est 42 litres de gaz, 100 ml de pétrole, 80g de charbon et 2 litres d’eau.

Mal triée, une bouteille finira dans l’océan, rejoignant ainsi les 80 000 tonnes de plastique qui y flottent déjà, ou dans la nature où elle mettra entre 100 et 1 000 ans à se dégrader.

Pour les boissons, privilégiez donc les bouteilles en verre, plus facilement recyclée, ou les packages en cartons. Pour l’eau, on ne le dira jamais assez mais l’eau du robinet est 100 à 300 fois moins chère que l’eau en bouteille. Si vous n’aimez pas le goût de votre eau courante, essayez le binchotan, les perles de céramique ou tout simplement de la laisser reposer avant de la boire.

Et bien sûr, ce qui vaut pour les bouteilles, vaut également pour les gobelets. Emportez votre gourde et votre mug préféré au boulot pour éviter les tentations.

En mars, on change de brosse à dents

brosses à dents zéro déchet

Après usage, les brosses à dents plastique terminent leur parcours dans la poubelle des ordures ménagères. Et je ne vous parle pas des emballages au moment de l’achat. En comptant 4 brosses à dents par an, vous en utiliserez donc près de 300 dans votre vie. Vertigineux, n’est-ce pas ?

Il est donc temps de partir à la recherche d’une solution plus écologique. Mon conseil : optez pour une brosse dont on ne change que la tête. Le manche pourra, lui, être en plastique recyclé, en bambou ou mieux en hêtre. Cette solution permet de largement diminuer la production de déchets. D’ailleurs, la marque Lamazuna s’engage à recycler les têtes qui lui seront retournées pour limiter encore plus cet impact.

Une alimentation plus durable

En avril, on introduit plus de végétal dans notre assiette

L’impact de la viande sur notre empreinte carbone est de plus en plus cité un peu partout. En moyenne, les personnes végétariennes émettent, en effet, jusqu’à 2,5 fois moins de CO2.

Sans vous obliger à devenir végé, vous pouvez néanmoins réduire votre consommation en introduisant plusieurs fois par semaine des menus végétaux. En passant notre consommation de viande d’1,5kg à 500g chaque semaine, on tendrait déjà à rendre notre alimentation plus durable.

Alors surfez sur le web, fouillez votre bibliothèque de quartier et partez donc à la recherche de recettes savoureuses faisant la part belle aux légumineuses et aux légumes. Petit bonus non négligeable : vous ferez au passage quelques économies sur votre budget alimentaire.

En mai, on favorise le local

acheter local

Une grande part du bilan carbone liée à notre alimentation est dû au transport. Par bateau ou par avion, votre steack haché brésilien ou votre avocat mexicain pèsent lourd dans votre impact écologique.

A chaque fois que c’est possible, optez donc pour le local, au mieux de votre région, sinon au moins de la production française. Cela vous encouragera dans le même temps à consommer des produits de saison, qu’il s’agisse de fruits et légumes mais aussi, et plus étonnant, de poissons.

Comment on fait ? Commencez par regarder dans votre supermarché habituel. Puis interrogez vos voisins, fouillez les réseaux sociaux pour découvrir les circuits de vente directe proche de chez vous. Vous ne trouverez peut-être pas chaussure à votre pied tout de suite mais ne vous découragez pas ! Comme toutes les habitudes, il faut quelques ajustements pour l’intégrer dans sa routine quotidienne.

En juin, on choisit des produits équitables

Certains de vos produits chouchou ne seront jamais produits localement : café, thé, chocolat, avocat… Si vous ne pouvez/voulez pas vous en passer, favorisez à minima des produits labellisés bio et équitables.

Les produits équitables assurent aux producteurs un revenu qui leur permet de vivre décemment en couvrant tous les besoins élémentaires. En plus, les bénéfices des marques sont souvent réinvestis dans des projets de développement local.

Et cerise sur le gâteau, l’un des critères du référentiel équitable est la promotion de l’agriculture biologique.

Mieux gérer ses déchets

En juillet, on achète des produits moins emballés

On commence ce nouveau trimestre dédié aux déchets en constatant avec effroi le nombre d’emballages prêts à partir à la poubelle à la sortie des courses.

Parce que si beaucoup de citoyens sont aujourd’hui sensibilisés à la nécessité de réduire ses déchets, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Et surtout du côté des industriels qui, sous prétexte de protéger les produits, continuent de suremballer gaiement.

Je vous le dis souvent, ici et sur les réseaux sociaux, mais votre argent a un impact. Plus vous favoriserez les produits le moins emballés possibles en magasin, plus le message sera clair pour les industriels.

Exemple typique de suremballage : les gâteaux emballés individuellement, placés dans une barquette plastique et enfin dans un paquet cartonné. Evitez-les comme la peste ! L’achat en vrac est une solution intéressante mais vous pouvez également être juste attentif.ve et favorisez les matières facilement recyclables.

En août, on apprend à mieux trier ses déchets

tri des déchets

Le meilleur déchet, c’est celui qui n’existe pas. Mais en attendant, un déchet existant est toujours moins néfaste s’il est correctement recyclé.

Le tri des déchets n’est pas encore parfaitement harmonisé en France. Pour connaître les consignes qui s’appliquent chez vous, il faudra vous tourner vers votre communauté de communes, d’agglo, votre métropole ou encore votre syndicat des déchets. Ils proposent souvent un guide de tri reprenant les spécificités locales.

Si vous ne le trouvez vraiment pas, vous pouvez également vous tourner vers le site le guide de tri de Citéo. En indiquant le type d’objet à jeter et votre commune, le site vous indiquera quoi en faire. Une application Le guide du tri est également disponible sur toutes les plateformes pour l’avoir toujours sous la main.

En septembre, on se lance dans le compostage

Plus d’un tiers de nos poubelles est composé de déchets organiques. Un tiers qui pourrait donc être évité, permettant ainsi des économies à la collectivité et un potentiel allégement de facture pour vous à long terme.

Il existe de nombreuses méthodes de compostage aujourd’hui qui s’adaptent à toutes les situations.

Si vous vivez en appartement, privilégiez le lombricomposteur ou le bokashi. En extérieur, un composteur sera idéal.

Pour qu’un compost prenne correctement, il est nécessaire d’alterner matières vertes (déchets verts, déchets alimentaires…) et matières brunes (feuilles mortes, pailles, cartons…). L’aération est également très importante, il faut donc penser à mélanger tout ça régulièrement (sauf pour les lombricomposteurs : les vers s’occupent de tout !). Enfin, il faut veiller à ce que le compost reste toujours humide mais pas trop. On donne souvent l’image d’une éponge pressée si cela peut vous aiguiller.

Faire des économies d’énergie

En octobre, on prépare l’arrivée du froid

L’arrivée de l’automne signifie aussi l’arrivée du froid. Et c’est souvent à cette époque de l’année qu’on se rappelle de l’importance du gaspillage d’énergies qu’engendre la mauvaise isolation des habitations.

Il est donc temps de faire la chasse aux fuites d’air. Investissez dans quelques rideaux thermiques si vos fenêtres sont des passoires. Et pensez à fermer les volets dès la nuit tombée pour faire barrage aux températures nocturnes. Autre astuce très pratique même si pas très chic : les boudins de porte.

Prenez aussi l’habitude d’aérer tous les jours, une à deux fois dans la journée, pour chasser l’humidité. En effet, celle-ci est responsable en grande partie de la sensation de froid dans une maison.

Dernière astuce : faites le plein de pulls, chaussettes et plaid douillets avant l’hiver. Ce sera toujours plus économique que de monter le chauffage et surtout cela s’avère souvent suffisant.

En novembre, on investit dans des multiprises

Avez-vous constaté que plus la technologie progresse, plus on devient fainéant ? Je me faisais cette réflexion l’autre jour à propos de la mise en veille de la télé. Sérieux, à quel moment a-t-on arrêté de se lever pour aller éteindre la télé ? Et plus largement, ça vaut pour plein de trucs : le chargeur de portable ou d’ordinateur qu’on ne débranche plus parce que de toutes façons, on va finir par le rebrancher / le micro-ondes, le four et même parfois le frigo qui alimente une veille inutile juste pour nous donner l’heure…

Le problème c’est que toutes ces petites veilles, elles finissent par coûter de l’énergie (et accessoirement de l’argent – comptez 10 à 15 € par an par appareil).

Alors pour économiser notre précieuse électricité, on investit dans quelques multiprises à interrupteur bien placées. En quelques clics, vous éteindrez tous les appareils inutiles et ce sera toujours ça de pris !

En décembre, on vérifie le réglage de son chauffage

économies électricité

Pour ce dernier mois de défi, on va faire court. Baisser son chauffage électrique d’un degré permet d’économiser 7% sur sa facture finale. Voilà !

L’Ademe préconise une température de 19° dans les pièces de vie, 22° dans la salle de bain et 16° dans les chambres. Mais bien évidemment, cela dépendra de la sensibilité de chacun et de notre style de vie. Pensez néanmoins à baisser le chauffage quand vous êtes absent (16° pour une absence d’une journée, 14° pour une absence de plusieurs jours) et à le remettre à température idéale environ 1h avant votre retour.

Voilà 12 défis, quatre grandes thématiques, pour vous challenger en 2021. Je suis curieuse de voir qui relèvera le défi. Si vous êtes un.e accro de l’agenda, n’hésitez pas à vous les noter pour ne pas les oublier. Si vous êtes au top sur tous ces défis, allez donc jeter un oeil à ceux de mon pote Un brin Démodé qui vous propose 5 astuces supplémentaires.

De mon côté, cela m’a donné quelques idées d’articles pour vous accompagner tout au long de cette nouvelle année. On y va ?

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7 réflexions au sujet de “12 bonnes résolutions écologiques pour 2021”

  1. Pas de grande nouveauté pour moi, ce sont dans la plupart des cas des thématiques sur lesquels nous essayons d’avancer depuis déjà quelques années … mon seul regret, j’avais commencé les yaourts maisons, puis les aléas de la vie font que j’ai laissé tomber, mes enfants préfèrent les yaourts à la vanille, mon mari ceux à la grec, deux parfum plus compliqué à faire que fraise ou cerise, avec en plus la cantine, je n’ai pas trouvé la motivation de m’y remettre … :-/

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  2. Coucou,

    Bon bah je suis tranquille alors ! Je fais déjà attention à tout ça au quotidien 🙂
    J’aimerais bien acheter uniquement dans mon petit magasin bio ou local, mais le budget ne me le permet pas toujours !

    Belle journée,
    Laura – Happy Lobster

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