Le week-end prochain, 19 et 20 septembre, ce sera le World Clean up Day, autrement dit Jour du nettoyage mondial. J’en serai évidemment et j’aimerais vraiment qu’on soit le plus nombreux possible.

Cet événement a été créé par Rainer Nõlvak en 2007. L’année suivante, 4% de la population estonienne, soit 50 000 volontaires, nettoyait le pays en quelques heures. Aujourd’hui, le mouvement est mondial, s’étendant à 180 pays et engageant plus de 20 millions de personnes en 2019. En fait, c’est un peu comme une hola géante qui partirait du Japon pour se terminer à San Francisco, laissant derrière elle une nature nettoyée de tous ces déchets.

Parce que oui, la nature est polluée par nos déchets et même mon fils de 3 ans se met en colère quand il voit des masques chirurgicaux par terre. Récemment, on apprenait dans les médias qu’un français sur trois jettent ses déchets occasionnellement par la fenêtre de sa voiture. 1 sur 3. Sur le coup, ça m’a paru tellement énorme et puis j’ai suivi un mec en voiture et je l’ai vu éjecter son mégot d’un air négligent et j’ai compris.

Pourquoi c’est important de le faire, ce week-end ou n’importe quand

Ce mégot balancé négligemment sur le bord de la route polluera le sol en se dégradant ou finira dans la mer, emporté par des eaux de ruissellement. Et le premier qui me dit « mais non c’est biodégradable », je lui répondrais que 40 milliards de mégots avec filtre sont jetés par terre tous les ans et qu’ils mettront environ 2 ans à se dégrader entièrement (source : megot.com). Et on connait tous les infographies recensant les durées moyennes de dégradation des bouteilles plastique, du verre ou des canettes.

Et outre le temps de dégradation, ces déchets ont un impact direct sur leur environnement : pollution des eaux, pollution des sols, asphyxie de la faune locale et j’en passe.

Malheureusement, la nature est tellement vaste que les pouvoirs publics sont incapables de faire face à ce fléau. Et on ne peut pas non plus compter sur la responsabilisation de la population puisque beaucoup ne voient pas le problème de jeter son sac de fast food sur le bord de la route. Alors un peu comme Rainer Nõlvak (l’estonien du début de l’histoire), je pense qu’il est nécessaire de sensibiliser par l’exemple.

Et comment on fait ?

Première solution : trouver un événement déjà organisé dans le cadre des World Clean Up Day ou encore lors de l’opération Nettoyons la nature organisé par une grande surface française le dernier week-end de septembre. L’avantage, vous n’avez à vous occuper de rien sauf éventuellement d’apporter vos gants. Pour info, j’organise un ramarchage à Fercé le samedi 19 septembre. N’hésitez pas à me contacter si vous voulez plus d’infos.

Deuxième solution : faire votre ramarchage n’importe quand, au fil de vos déplacements. C’est ce que fait ma mère quand elle promène son chien ou ce qu’aimerait faire mon fils à chaque fois qu’on sort de la maison. Bref, en vrai, il n’y a pas besoin d’un événement particulier pour se lancer. L’important, c’est d’y aller. Votre geste interpellera forcément les gens que vous croiserez et déclenchera peut-être chez eux une prise de conscience.

J’ai hâte de savoir si vous avez participé ou si vous le faites déjà régulièrement. Et si vous n’osez pas vous y mettre, n’hésitez pas à nous expliquer quels sont les freins qui vous en empêchent.

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