Depuis quelques années, le sujet revient régulièrement sur le devant de la scène et pour cause ! La rénovation énergétique des logements, des entreprises et des bâtiments publics est un des leviers les plus puissants pour faire diminuer l’émission des gaz à effet de serre, responsable du réchauffement climatique. Et cela contribue nettement au confort de vie. Oui mais comment on fait alors ?

En améliorant la performance énergétique de votre logement, vous faites le choix de vivre dans un foyer plus confortable, de réaliser des économies sur vos factures d’énergie mais aussi d’augmenter la valeur patrimoniale de votre bien. Ici les travaux ont commencé vendredi et plusieurs chantiers sont prévus. Mais avant de vous parler de nos choix, je vais vous expliquer comment trouver les sous pour financer tous ces projets.

Comment préparer son projet ?

Si vous avez déjà une idée des travaux à réaliser, c’est super ! Sinon, sachez que vous pouvez vous faire aider par des points Info énergie. Ils sont présents dans chaque département et ont vocation à vous apporter un conseil neutre et gratuit.

Une fois votre projet déterminé, munissez-vous de votre dernier avis d’imposition. Car c’est bien souvent votre revenu qui déterminera le montant des aides auxquelles vous pouvez prétendre. Et pour avoir une vision globale des aides disponibles et compatibles avec votre projet, n’hésitez pas à faire une simulation, même si vous n’avez pas encore de devis sous la main.

Côté devis, il sera nécessaire de vous adresser à des entreprises labellisées RGE (Reconnues Garantes de l’Environnement). Un annuaire est disponible sur le site Faire.fr et vous permet d’orienter votre recherche en fonction de la localisation et de vos besoins.

Dans notre cas, nous avons souhaité réaliser un bouquet de travaux conséquent : isolation extérieure, installation d’un poêle à bois et d’un chauffe-eau thermodynamique et remplacement de 3 fenêtres et de la porte d’entrée. Le tout nous assurera un gain énergétique de plus de 75% faisant passer notre étiquette énergétique de F à C. Les devis ont été réalisé auprès de petits artisans locaux, c’est à dire installés à moins de 20 km de notre domicile et comptant peu de salariés. Le montant total prévisionnel des travaux est de 44 500 €.

Une fois ces conseils de base posés, concentrons-nous sur les différentes aides.

Les aides publiques

Deux aides publiques majeures sont mobilisables mais il vous faudra choisir entre l’une et l’autre. Il s’agit de Ma PrimeRénov’ et du programme Habiter mieux de l’ANAH. Jusqu’à cet été, Ma PrimeRénov’ était surtout destiné au chantier unique. Mais désormais, les projets de rénovation globale sont encouragés. Quand Habiter Mieux couvre un certain pourcentage de vos travaux, selon que vos revenus soient considérés modestes ou très modestes, Ma PrimeRénov’ raisonne davantage en prime fixe par rapport à un type de travaux. Il faudra donc comparer quel type d’aide est le plus avantageux dans votre cas et selon vos devis.

Nous avons opter pour l’aide Habiter Mieux pour notre bouquet de travaux. L’ANAH nous subventionne à hauteur de 20 000 €.

Les régions et départements participent également à l’effort de rénovation. N’hésitez donc pas à vous renseigner de ce côté là.

Dans notre cas, nous avons pu toucher 4 000 € de la région Pays de la Loire et 500 € du département de la Sarthe.

Les aides privées

Les fournisseurs d’énergie financent également une partie de vos travaux grâce aux Certificats d’Economies d’Energie (CEE). Vous les connaissez probablement parce que c’est souvent pour vous proposer ce genre d’offre qu’on vous démarche au téléphone. Il vous faudra d’abord rechercher auprès de quel fournisseur vous souhaitez contractualiser. Ce n’est pas nécessairement votre fournisseur habituel. Vous pouvez trouver la liste des travaux éligibles sur le site du ministère de l’écologie.

Si vous êtes salarié du privé, vous pouvez également vous tourner vers Action Logement. Cet organisme financé par le 1% logement propose des aides allant de 15 à 20 000 € et des prêts à taux intéressant. Cette aide est compatible avec les aides précédemment citées.

Monsieur étant salarié du privé, contrairement à moi, nous avons pu prétendre aux aides d’Action Logement à hauteur de 18 000 €, sachant que ce financeur ne prend pas en charge les portes et fenêtres.

Quelques trucs bon à savoir avant de se lancer

Vous avez maintenant une vision d’ensemble de ce qu’il est possible de réaliser. Attention, toutes les aides sont à demander avant de réaliser les travaux. Il faudra donc attendre la validation des différents financeurs avant de signer les devis.

Sachez également qu’il vous faudra quand même quelques fonds propres ou la possibilité de signer un prêt relais travaux. Toutes ces aides sont, en effet, versées à la fin des travaux (hormis Action Logement) et il vous faudra donc avancer l’argent.

Pour conclure

Si vous avez bien calculé, vous aurez constaté qu’il ne nous reste à charge que 2 000 € sur nos 44 000 € de travaux. Plutôt pas mal non ?

Nous avons entamé les démarches en janvier 2020 et les travaux vont tous se dérouler dans l’hiver 2020-2021. Entre la naissance de la petite dernière et la COVID-19, nous n’avons pu obtenir les accords des financeurs et signer les devis qu’au début de l’été. En temps normal, cela peut aller bien plus vite je pense.

Côté paperasse, j’en ai géré une grande partie seule mais l’aide de l’ANAH m’a obligé à prendre un mandataire qui a fait le lien avec les différents financeurs. Ce qui s’est révélé finalement plutôt pratique car je n’ai eu à remplir qu’un seul dossier de demande d’aides.

Je regrette presque déjà d’avoir manqué d’ambition car cela aurait pu être bien d’intégrer également l’installation d’une ventilation double-flux dans les demandes. Mais ce n’est que partie remise et je vais me relancer dans les demandes de devis pour étudier comment nous pourrions le financer.

Et vous ? Vous avez déjà lancé une démarche de rénovation ? Vous hésitez ? Ou au contraire, vous avez la chance de ne pas en avoir besoin ?

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