sarrasin décortiqué

Alors oui évidemment, vous allez me parler de galettes (ou de crêpes mais je ne rentrerais pas dans ce débat) mais ce serait un résumé bien trop facile pour cette plante si bénéfique pour votre santé et votre bien-être.

Comme le kéfir dont je vous parlais dans un précédent article, le sarrasin est loin d’être un petit jeune. On en découvre les premières traces au Japon il y a 3 000 ans et il aurait d’abord essaimé dans le Nord de la Chine et en Sibérie avant de se développer au Moyen-Orient. Importé par les croisés, il débarque en Europe au Moyen-Age puis embarque pour le continent américain en même temps que les colons.

Une graminée pleine d’atouts santé

Cousin de l’oseille et de la rhubarbe, le sarrasin, aussi appelé blé noir, est bourré de bienfaits.

Riche en fibres solubles, il rassasie rapidement et contribue à diminuer le taux de cholestérol et de sucre dans le sang. Il est également riche en oligoélements comme le calcium, le magnésium ou le fer, mais aussi en vitamines B1, B2, B3, B5, B6 et P qui permettent de renforcer le système immunitaire et d’augmenter le métabolisme.

On lui prête également un pouvoir antioxydant et anti-inflammatoire mais peu d’études valident cette hypothèse.

Le sarrasin est une bonne option pour ceux qui souhaitent diminuer ou supprimer les protéines végétales. En effet, il possède tous les acides aminés essentiels qui, couplés à des légumes secs, évitent tout risque de carences.

Il sera, enfin, apprécié des personnes sensibles ou allergiques au gluten puisqu’il n’en contient pas.

Et on le mange comment alors ?

Deux possibilités pour ajouter le blé noir à vos menus : en grains ou en farine. Dans les deux cas, ils sont facilement trouvables en vrac ou en sachet en magasin bio ou en grande surface traditionnelle.

sarrasin

En grains, le sarrasin coûte un poil plus cher que des lentilles. Vous pourrez le cuisiner chaud, en poêlée ou dans un minestrone, ou froid en salade. Dans les deux cas, il faudra le cuire à l’eau au préalable.

Une autre option que j’apprécie particulièrement avec les grains : les torréfier à sec à la poêle et en faire une infusion. Au Japon, on appelle ça le sobacha. Comptez une cuillère à café par tasse et infusez 5 minutes. Sans gluten ni théine, il remplace café et thé pour ceux qui chercheraient une alternative. Et pour les amateurs de Zéro Déchet, les grains infusés peuvent être ensuite incorporés dans un plat cuisiné.

Enfin, la farine ! Bien connue par les amateurs de cuisine bretonne, la farine de sarrasin peut remplacer tout ou partie de la farine de blé dans n’importe quelle recette. Attention cependant si vous remplacez en totalité la farine de blé, le sarrasin est sans gluten. Cela implique que la pâte lèvera moins qu’une pâte classique. On privilégie donc la farine de sarrasin pour les pâtes brisées, crêpes, pancakes, cookies … ou pour les gâteaux si on se fiche qu’il soit un peu plat.

Ma recette de gâteau au sarrasin

  • 125g de farine de sarrasin
  • 175g de sucre
  • 3 oeufs
  • 10 cl d’huile
  • 1 sachet de levure

Vous pouvez incorporer des fruits ou remplacer 125g du sucre par la même quantité de chocolat en poudre pour une version cacaotée.

Mélangez tous les ingrédients et mettre au four 45 minutes à 180°.

En bref, le sarrasin c’est bon pour vous et c’est une saveur nouvelle à découvrir.

Et pour ne rien gâcher, le sarrasin est également intéressant pour la planète. D’abord parce qu’il pousse facilement dans nos régions et fait donc baisser le bilan carbone de votre caddie. Appréciée des pollinisateurs, cette plante très rustique est souvent cultivée en bio car elle se passe très bien d’herbicide,de fongicide et d’insecticide. Pas mal non ?

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